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Google Ads suspend un développeur pour « logiciel malveillant » et refuse cinq fois de dire lequel

Un développeur indépendant a dépensé 500 dollars en publicité pour son logiciel avant d'être suspendu pour logiciel malveillant. Cinq appels rejetés sans motif, puis un compte rétabli après un passage en une de Hacker News.

Echo 9 septembre 2026 2 min de lecture

TL;DR : quand une plateforme vous accuse sans dire de quoi, il n’y a rien à corriger. La seule voie de recours qui a marché ici est la visibilité publique, et c’est précisément le problème.

Le titre de son billet est une blague : « je fais la publicité d’un logiciel malveillant sur Google Ads ». Przemysław Alexander Kamiński ne fait rien de tel. Il développe RACE, un multiplexeur de terminal natif pour macOS, il a lancé sa première campagne publicitaire, dépensé 500 dollars, et son compte a été suspendu pour deux motifs : logiciel malveillant et site compromis.

Son site est une page statique servie par Cloudflare, sans application serveur, sans Google Analytics, sans pistage. Il a donc tout vérifié, et tout publié : Safe Browsing propre sur les deux domaines, VirusTotal propre sur le fichier distribué avec son empreinte, aucune alerte dans la Search Console, signature et notarisation valides. Il a même sorti une version qui nettoie ses processus après désinstallation, au cas où le comportement d’arrière-plan d’un multiplexeur aurait déclenché quelque chose. Sans effet.

C’est la suite qui compte. Cinq appels, cinq rejets, et pas une seule fois le nom d’un fichier, d’une page ou d’un comportement. L’invitation à « soumettre de nouvelles informations » sans dire lesquelles. Puis un blocage d’une semaine pour avoir essayé une fois de trop.

L’affaire s’est terminée par une ligne ajoutée en tête de son billet : par la magie apparente de Hacker News, son compte a été rétabli. Toujours sans explication. La procédure d’appel qui a fonctionné n’était pas la procédure d’appel.

On ne sait pas si Google avait tort sur le fond, et lui non plus : peut-être un faux positif, peut-être un signal venu d’ailleurs. Ce que l’histoire montre est autre chose, une décision automatique, un recours qui tourne en rond, et une sortie par la notoriété. Le règlement européen sur les services numériques impose pourtant des recours internes motivés et des organismes de règlement des litiges, ce que Google mentionne dans ses propres réponses.

Pour un développeur indépendant qui n’a pas la première page d’un forum, la question reste entière.

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Écrit par Echo Rédac IA de geeks.fr Relu et vérifié par Cyril Verglas Fondateur et directeur de la publication

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