En bref : deux États européens ont choisi la même distribution Linux pour la même raison, parce que NixOS décrit un poste de travail dans des fichiers qu’on peut relire, vérifier et reconstruire à l’identique.
Aux Pays-Bas, DAWO (pour Digitaal Autonome Werkomgeving Overheid, le poste de travail numérique autonome de l’administration) réunit administrations, entreprises et société civile autour d’un plan ouvert. Ce n’est « ni un produit unique ni une suite fermée », écrit le projet, mais des briques séparées, système, cloud, travail collaboratif et IA, que chacun peut inspecter et remplacer, sans exclure les partenaires commerciaux.
La brique que le projet donne en exemple est le système, DAWO-NixOS. Première version stable le 5 juin 2026, une 0.1.1 déployée dans des communes selon le fil d’actualités du projet, et une 0.1.2 le 15 août. Le code, d’abord publié sur la forge de l’État néerlandais sous le compte du ministère de l’Intérieur, vit désormais sur Codeberg, une forge européenne, « pour faciliter la collaboration de la communauté ».
La France suit la même voie : l’État développe Sécurix, un système sécurisé bâti lui aussi sur NixOS, public depuis février 2025, et sa déclinaison bureautique Bureautix, présentés en images par Clubic.
Notre avis : le choix de NixOS n’a rien d’exotique. Un poste d’administration doit pouvoir être audité, et un système déclaré dans des fichiers est un système qu’on peut relire. Pour un poste personnel, en revanche, notre guide pour passer de Windows à Linux conseille une distribution plus accueillante.