Le groupe de rançongiciel KillSec est démantelé, et son opérateur principal présumé a 16 ans : la méthode tenait plus de la négligence des victimes que du génie.
Eurojust annonce le démantèlement de KillSec, actif depuis 2024 et accusé de près de mille attaques dans le monde. Sa méthode n’avait rien de sophistiqué : repérer des espaces de stockage en ligne mal protégés, en copier les données, puis réclamer une rançon.
L’opération, coordonnée avec Europol, a réuni neuf pays, dont la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis. Bilan : trois arrestations et huit perquisitions en Espagne, en Grèce, au Royaume-Uni et en Roumanie. Le principal opérateur présumé est un garçon de 16 ans ; un des développeurs vient d’avoir 18 ans, et une partie des faits qu’on lui reproche remonte à sa minorité. Les enquêteurs ont récupéré au moins 110 To de données volées, saisi cinq serveurs et les domaines du groupe.
Notre avis : un adolescent n’a pas eu besoin de faille inédite, seulement de stockages laissés ouverts par leurs propriétaires. Mille attaques plus tard, la leçon est pour les victimes autant que pour lui : vérifiez qui peut lire vos espaces de stockage en ligne.