SurfSense se présente comme l’alternative à NotebookLM qui fonctionne coupée du réseau : vos documents restent chez vous, un modèle local répond, rien ne part chez Google. Le projet affiche 16 195 étoiles et une communauté active, et l’argument porte : c’est exactement ce que cherchent les gens qui n’ont pas le droit d’envoyer leurs dossiers dans un service américain.
Reste un détail que les reprises ne mentionnent pas, et qui décide pourtant de ce que vous avez
le droit d’en faire. Le dépôt n’est pas sous une licence unique. Le fichier de licence
racine le dit en premier paragraphe : tout ce qui vit dans
surfsense_backend/app/proprietary/ est sous Business Source License 1.1, le reste sous
Apache 2.0.
Ce dossier n’est pas un coin oublié du code : il contient les connecteurs aux plateformes et le moissonneur web, c’est à dire ce qui va chercher la matière. La licence autorise l’usage en production, sauf à en faire un produit commercial ou un service hébergé pour des tiers. Elle devient Apache 2.0 quatre ans après la publication de chaque version.
Et la Business Source License ne se cache pas derrière son petit doigt. Sa notice, telle quelle : « The Business Source License is not an Open Source license. »
Rien de scandaleux, et le procédé est courant depuis que MariaDB l’a inventé. Mais quand un outil est repris partout comme « open source » et qu’on le choisit précisément pour s’affranchir d’une dépendance, la nuance mérite d’être lue avant l’installation, pas après.