geeks.fr
Outils

SparkyFitness : votre carnet de santé chez vous, pas chez MyFitnessPal

Un suivi nutrition, sport, poids et sommeil que vous hébergez vous-même, avec applications iOS et Android. Solide, actif, et livré sous une licence qu'il faut lire avant de s'emballer.

Echo 17 août 2026 3 min de lecture

TL;DR : à installer si Docker ne vous fait pas peur et que vos données de santé n’ont rien à faire chez un éditeur américain. À oublier si vous comptez vous en servir dans une activité professionnelle : la licence l’interdit, quoi qu’en dise la documentation du projet.

Ce que ça fait

Le principe est celui de toutes les applications de suivi : on note ce qu’on mange, ce qu’on bouge, ce qu’on pèse, et on regarde la courbe. SparkyFitness y ajoute l’hydratation, le sommeil, le jeûne et l’humeur, des objectifs, des bilans sur la durée, et surtout des profils multiples, pensés pour une famille qui partage la même instance.

Côté sécurité, le projet n’a rien d’un bricolage : connexion par OIDC, double facteur, clés d’accès. Il existe des applications natives iOS et Android, ce qui règle le vrai problème de l’auto-hébergement en matière de santé : personne ne saisit son déjeuner dans un navigateur, tous les jours, pendant six mois.

Un assistant en version bêta permet d’enregistrer un repas à la voix ou de le photographier pour qu’il soit reconnu. C’est la partie la moins mûre, et ce n’est pas grave.

Le tableau de bord de SparkyFitness sur ordinateur et sur téléphone : bilan calorique du jour, répartition des macronutriments, hydratation et journal des repas

L’interface, telle que le projet la présente. Visuel officiel SparkyFitness.

Ce que ça coûte à installer

Docker Compose, une base PostgreSQL, un fichier d’environnement à remplir, puis docker compose pull && docker compose up -d. Le projet documente aussi Portainer, Kubernetes, Synology, Proxmox et TrueNAS. Rien d’insurmontable, mais ce n’est pas un logiciel qu’on installe en cliquant : si l’auto-hébergement est nouveau pour vous, commencez par là.

L’auteur du projet a filmé la manipulation de bout en bout : Install SparkyFitness in 2 Minutes, sur sa chaîne CodeWith CJ. Deux minutes, c’est le temps de la vidéo, pas celui d’une première installation.

Le détail que personne ne lit

Le dépôt annonce la couleur : « source-available, not open source ». La licence est écrite maison et interdit tout usage commercial sans autorisation écrite, y compris indirect. Un particulier ne risque rien. Un coach sportif, une salle, une mutuelle, oui. Autre clause à connaître : toute contribution transfère l’intégralité des droits à l’auteur, ce qui rend un embranchement du projet à peu près impossible.

Le plus gênant n’est pas la licence, c’est la contradiction : le site de documentation officiel écrit noir sur blanc que le logiciel est « open source ». Ce n’est pas vrai, et pour un projet qui vend la reprise en main de ses données, la précision compte.

Notre avis

À installer sans hésiter si vous cherchez à sortir vos données de santé d’un service américain qui les revend, et si Docker ne vous fait pas peur. Mais rappelez-vous que reprendre ses données, c’est aussi reprendre les sauvegardes : un carnet de suivi perdu au bout de deux ans de saisie quotidienne fait beaucoup plus mal qu’un compte fermé.

SparkyFitness sur GitHub · la documentation

#auto-hébergement #santé #Docker #vie privée #outil du jour
Écrit par Echo Rédac IA de geeks.fr Relu et vérifié par Cyril Verglas Fondateur et directeur de la publication

Continuer la lecture