TL;DR : si vous restez sur Google Keep parce qu’aucune alternative n’a la même vitesse, celle-ci l’a. Une commande, une base SQLite, l’import de vos anciennes notes, et des applications mobiles qui existent vraiment.
Les alternatives libres à Google Keep ne manquent pas, et c’est bien le problème : elles sont soit trop puissantes, avec des bases de connaissances et des liens entre pages, soit trop nues. Keep tient sur une idée, écrire une phrase en trois secondes et la retrouver plus tard, et cette idée résiste mal aux logiciels qui veulent en faire davantage.
Kept assume la copie. Même grille de cartes colorées, même épinglage, mêmes étiquettes, même barre de recherche, et la même impression de ne rien attendre en ouvrant l’application. La différence tient en une ligne : les notes sont sur votre serveur, dans un fichier SQLite que vous pouvez copier sur une clé. Si vous n’avez pas encore de serveur, on a écrit par où commencer.
Ce que l’essai donne
L’installation documentée est un git clone, un docker compose up -d, et l’interface répond sur le port 6767. Nous l’avons montée autrement, sans Docker, en lançant directement le serveur Node et le front Angular : la base SQLite se crée toute seule au premier démarrage, et le premier écran demande de créer le compte administrateur.
Ce premier écran propose déjà l’import d’un export Google Takeout, à côté du champ de mot de passe. Le détail dit beaucoup : le projet sait que personne ne quitte Keep sans emporter ses notes.

Le reste est à l’avenant : listes à cocher, dessins à main levée, images collées dans le corps, pièces jointes jusqu’à 25 Mo, aperçus automatiques des liens, rappels avec notification. Le partage entre comptes de la même instance se met à jour en direct, et l’édition hors ligne se resynchronise au retour du réseau, ce qui est la vraie question quand on prend le métro.
Ce qu’on perd, et ce qu’il faut savoir
Google Keep sait lire le texte d’une photo et transcrire une note dictée. Kept ne le fait pas, et ne le promet pas. C’est le prix honnête d’un logiciel qui ne fait tourner aucun service à votre place.
Deux réserves, pour être complets. Nous n’avons essayé ni les applications mobiles, ni l’import Takeout sur une vraie archive : ils sont documentés, nous ne les avons pas vus fonctionner. Et le projet est jeune, environ quatre-vingts étoiles, porté par une personne. La licence AGPL-3.0 et la base SQLite unique sont la contrepartie rassurante : si le projet s’arrête, vos notes restent lisibles.