TL;DR : votre Echo Dot de 2016 n’est pas bon pour la benne. Un projet libre remplace le logiciel d’Amazon par le sien, et l’enceinte redevient un micro et un haut-parleur pilotés par votre propre serveur.
Un Echo Dot de deuxième génération se trouve pour presque rien d’occasion, parce qu’il ne sert plus à grand-chose : c’est un bon haut-parleur avec un microphone correct, attaché à un service qu’on ne contrôle pas.
echolocal enlève l’attache. Le projet, sous licence MIT, remplace le logiciel d’Amazon par un programme écrit en Go qui parle le protocole d’ESPHome. Résultat : Home Assistant voit l’enceinte comme un appareil domotique ordinaire, sans intégration particulière, et lui parle directement. La détection du mot de réveil tourne sur l’appareil, et rien ne quitte le réseau de la maison.
Le geste tient en une commande, echoctl install, qui écrit le système, configure le WiFi et sort la clé d’appairage. Avec une condition sérieuse : l’appareil doit avoir été déverrouillé au préalable, ce qui n’est ni immédiat ni sans risque pour le matériel.
Ce que ça raconte est plus large que la domotique. Nous écrivions dimanche qu’une machine peut être désactivée à distance par son fabricant. Ici, c’est l’inverse qui se produit : un appareil abandonné par son constructeur redevient utile parce que quelqu’un a repris la main sur son logiciel. La différence entre les deux histoires ne tient pas au matériel, elle tient à qui décide.