Le Labo
Fabriquez votre police à partir de votre écriture
Votre écriture devient un fichier de police, que vous installez et utilisez comme n'importe quelle autre. Il faut une imprimante, un stylo noir et dix minutes. Aucune image ne quitte votre machine : tout le travail se fait dans l'onglet où vous êtes.
## Fabriquez votre police
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1. Imprimez le gabarit
Trois pages, 76 caractères, cinq par ligne. Écrivez au stylo noir, un signe par case, sans toucher les traits. Les quatre carrés noirs des coins servent à l'outil pour retrouver la grille : ne les rognez pas.
Télécharger le gabarit (PDF, 3 pages) -
2. Photographiez ou scannez vos pages
Une image par page, dans l'ordre. Toute la feuille doit être visible. Des images, pas un PDF : JPEG ou PNG, y compris la photo brute de votre téléphone. Si votre application de numérisation ne sait produire qu'un PDF, exportez-en les pages en images, ou photographiez simplement les feuilles.
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3. Nommez votre police
Rien ne quitte votre navigateur : la lecture des pages, le tracé des lettres et la fabrication du fichier se font sur votre machine. Une fois cette page chargée, l'outil fonctionne sans connexion. Le tracé s'appuie sur draw-your-font, sous licence MIT.
Pourquoi un gabarit à cases
La plupart des outils de ce genre vous font écrire sur une feuille libre, puis repèrent les taches d'encre et les rangent dans l'ordre de lecture : la première tache devient le A, la deuxième le B. Ça marche jusqu'à ce qu'une poussière, un trait de quadrillage ou une lettre en deux morceaux s'intercale. À partir de là, tout se décale, et le résultat est une police où les lettres ont changé de place.
Notre gabarit porte quatre carrés noirs aux coins. L'outil les repère, en déduit la grille, et lit chaque case pour elle-même. La case 1 est le A quoi qu'il arrive. Une case vide reste vide, un pâté dans une case ne contamine pas les autres, et le décalage devient impossible. C'est la même idée qu'un formulaire administratif, et c'est ce qui nous a fait passer de 298 taches détectées pour 79 caractères, à trente cases lues sur trente.
Ce que l'outil ne saura pas faire
Une police tirée d'un seul exemplaire par caractère est une police d'affichage : bonne pour un titre, une carte de visite, une invitation. Elle n'a ni crénage réglé finement, ni variantes d'une même lettre, et vos A seront donc tous identiques, ce qu'une vraie écriture manuscrite ne fait jamais. Pour un livre entier, ce n'est pas le bon outil, et aucun outil de cette famille ne l'est.
La version 1 couvre les majuscules, les chiffres, la ponctuation et les accents français, euro compris, soit 76 signes. Les minuscules viendront ensuite : écrites en cursif lié, elles ne se découpent pas, et c'est un problème différent.
$ man outil
› Est-ce que mon écriture est envoyée quelque part ?
Non. La lecture des pages, le tracé des lettres et la fabrication du fichier se font dans votre navigateur. Une fois la page chargée, l'outil fonctionne sans connexion.
› Pourquoi faut-il imprimer un gabarit plutôt qu'écrire sur une feuille libre ?
Les quatre carrés noirs des coins permettent de retrouver la grille et de lire chaque case séparément. Sans eux, une poussière en trop décale tous les caractères suivants.
› Quels caractères puis-je fabriquer ?
76 signes : les 26 majuscules, les 10 chiffres, 17 signes de ponctuation, 18 capitales accentuées françaises, les guillemets, le degré, le pourcent et l'euro. Les minuscules ne sont pas encore couvertes.
› Puis-je envoyer un PDF produit par une application de numérisation ?
Non. L'outil attend des images, JPEG ou PNG, une par page : une photo prise au téléphone suffit, et c'est même le cas pour lequel il a été réglé. Si votre application ne sort qu'un PDF, exportez-en les pages en images avant de les déposer.
› La police obtenue vaut-elle une vraie police ?
Pour un titre, une carte de visite ou une invitation, oui. Pour un texte long, non : un seul exemplaire par caractère donne des lettres toutes identiques et un crénage approximatif.