Le Labo
Écrivez la commande de votre tunnel Cloudflare
Un site en développement, une démonstration à montrer, un webhook à recevoir : le service tourne sur votre machine, et vous voulez qu'on puisse l'ouvrir depuis Internet sans toucher à votre box. cloudflared le fait par une connexion sortante, sans port ouvert. Dites ce que vous voulez faire, l'outil écrit les commandes.
Labo Écrivez la commande de votre tunnel Cloudflare
Ce que vous exposez devient joignable par toute personne qui connaît l'adresse, y compris une adresse tirée au hasard. N'ouvrez jamais ainsi une interface d'administration sans mot de passe, même le temps d'un essai.
Tunnel rapide ou tunnel nommé
Le tunnel rapide ne demande ni compte ni nom de domaine : une commande, et une adresse tirée au hasard en trycloudflare.com. Cloudflare le réserve aux essais, avec deux limites écrites dans sa documentation : 200 requêtes simultanées au plus, et pas de Server-Sent Events. Le tunnel nommé demande un compte et un domaine géré par Cloudflare, mais l'adresse est la vôtre, elle ne change plus, et le tunnel peut repartir tout seul au démarrage. Cloudflare propose aussi de le créer depuis son tableau de bord ; cet outil couvre la voie de la ligne de commande.
Ce que nous avons mesuré le 25 septembre
Avec cloudflared 2026.9.3, depuis un Mac en France, vers un petit serveur de test :
l'adresse publique est apparue en 7,3 secondes, le tunnel s'est accroché à un point
d'entrée de Cloudflare à Londres, et un aller-retour par l'adresse publique a pris
entre 150 et 280 millisecondes, contre une milliseconde en direct. La commande
arrêtée, l'adresse a répondu aussitôt une erreur 530. Avec --output json,
les dix-neuf lignes du journal étaient bien du JSON, mais l'adresse publique n'y a pas
de champ à elle : elle est écrite dans le texte d'un message.
Rien ne sort de cette page
Cet outil ne parle à aucun service : il écrit des commandes, c'est tout. Rien de ce
que vous tapez ne quitte votre navigateur. Chaque commande a été lancée pour de vrai
le 25 septembre, sauf celles qui demandent un compte Cloudflare, dont nous avons
vérifié la syntaxe dans cloudflared lui-même ; le fichier de configuration produit ici
passe la vérification cloudflared tunnel ingress validate.
$ man outil
› Faut-il un compte Cloudflare ?
Non pour un tunnel rapide : une commande suffit, et l'adresse en trycloudflare.com, tirée au hasard, disparaît quand vous arrêtez cloudflared. Oui pour publier sous votre propre nom de domaine, qui doit être géré par Cloudflare.
› Quelles sont les limites d'un tunnel rapide ?
Cloudflare le réserve aux essais, avec 200 requêtes simultanées au plus et pas de Server-Sent Events. Et l'adresse change à chaque lancement : le 25 septembre, elle est apparue en 7,3 secondes et a répondu une erreur 530 dès l'arrêt de la commande.
› Que change l'option --output json ?
Chaque ligne du journal de cloudflared devient un objet JSON, plus facile à lire pour un script ou un agent. Mais l'adresse publique n'y a pas de champ à elle : elle est écrite dans le texte d'un message, et il faut encore l'en extraire.
› Pourquoi la dernière règle du fichier renvoie-t-elle une erreur 404 ?
Parce que cloudflared exige que la liste des règles se termine par une règle qui attrape tout le reste. Sans elle, la vérification échoue ; avec http_status:404, toute adresse que vous n'avez pas déclarée reçoit une erreur 404.
› Mon service devient-il visible par tout le monde ?
Par toute personne qui connaît l'adresse, oui, y compris une adresse tirée au hasard. N'exposez jamais ainsi une interface d'administration sans mot de passe, même le temps d'un essai.