TL;DR : un agent a calibré une puce quantique avec quatre corrections humaines sur quarante mesures, Plex a corrigé une faille sans numéro CVE, et l’OCDE mesure que déléguer à l’IA coûte des points.
1. Un agent a calibré une puce quantique au MIT, presque seul
OpenAI et le groupe Engineering Quantum Systems du MIT ont publié une étude de cas datée du 4 septembre : un agent branché sur le logiciel du laboratoire a mené les mesures de calibration d’une puce supraconductrice jamais mesurée. La puce fait 5 par 5 millimètres et porte six qubits. Sur les 40 mesures cibles des quatre qubits à fréquence fixe, les chercheurs ne sont intervenus que quatre fois. Une boucle surveillée a tourné douze heures la nuit, pour 200 mesures.
Ce n’est pas « l’IA fait de la physique », c’est un agent qui pilote un instrument réel à travers le logiciel maison d’un laboratoire. Exactement ce que fait un bricoleur qui branche un agent sur son installation, avec la même question : qui reprend la main quand le signal est ambigu.
2. Plex a corrigé une faille dont les numéros n’existent toujours pas
Plex a publié le 1er septembre une annonce de sécurité demandant la mise à jour immédiate de Plex Media Server et de Plex Desktop, doublée d’un courriel aux clients, ce qui est rare chez eux. Versions corrigées : 1.43.3 et 1.115.0.
Le détail qui compte : il n’y a pas de numéro CVE. Plex écrit que les numéros ont été demandés, et rien n’a été publié depuis. Une faille sans numéro n’apparaît dans aucun outil de veille, aucun tableau de bord de vulnérabilités, et souvent dans aucun paquet de NAS. Une semaine plus tard, plus de 36 000 serveurs exposés n’ont toujours pas la version corrigée, chiffre de Shadowserver rapporté par BleepingComputer.
Si votre Plex est accessible depuis l’extérieur, la mise à jour est manuelle, et c’est le moment de se demander s’il a besoin de l’être.
3. PISA 2025 : ce qui coûte des points, c’est la délégation
L’OCDE a publié le 8 septembre les résultats de PISA 2025 : 760 000 élèves, 91 pays, et la plus forte baisse jamais mesurée, 28 points en lecture et 22 en mathématiques sur dix ans.
Le chapitre sur la vie scolaire porte la nuance que les reprises perdent : les non-utilisateurs de chatbots devancent leurs camarades dans la plupart des pays, mais les élèves qui s’en servent une fois par semaine sont au niveau de ceux qui ne s’en servent jamais, à profil social comparable. Ce qui pénalise, c’est l’usage quotidien et la rédaction déléguée. Un écart chiffré en sciences circule partout : introuvable dans les pages primaires de l’OCDE, nous ne le reprenons pas.
La version adulte du résultat tient en une phrase : lire ce que le modèle a écrit.
4. Un chercheur d’Anthropic démissionne et quitte le secteur
Jacob Coxon, chercheur en pré-entraînement passé par OpenAI puis Anthropic, a annoncé le 9 septembre qu’il démissionnait et quittait l’IA. Ses mots, dans son message public : aucune des deux maisons n’agit de façon responsable, elles courent droit vers une superintelligence qui s’améliore elle-même, et elles jouent avec nos vies.
Ce n’est pas un observateur extérieur, c’est quelqu’un qui voit les courbes avant les communiqués. La réponse la plus notable vient d’un responsable de la sécurité d’Anthropic, qui chiffre le risque d’extinction à plus de 10 % dans la décennie, propos lus dans la reprise de CNBC.
5. ChatGPT Images 2.5
OpenAI a sorti le 8 septembre ChatGPT Images 2.5 : édition plus précise, meilleure conservation du sujet d’une photo de référence, latence réduite jusqu’à 50 %, et deux modèles distincts côté programmation, un rapide et un plus soigneux. L’annonce revendique plus de 3 milliards d’images créées chaque semaine.
Aucun prix, aucune résolution dans l’annonce. Et ces trois milliards hebdomadaires disent surtout ceci : l’illustration courante passe par un seul robinet, propriétaire, dont on ne connaît ni le tarif ni les limites avant de s’en servir.